mardi 9 avril 2019
lundi 7 septembre 2015
Fées et faunes
Si vous avez lu ma présentation, vous savez que mes créations sont inspirées des esprits de la nature. Cet intérêt a démarré le 8 juillet 1997... Oui, j'ai toujours eu une mémoire précise des dates, ne me demandez pas pourquoi, mais j'ai toujours eu le réflexe d'associer plusieurs évènements entre eux ce qui fait que j'arrive à me souvenir précisément la date de telle ou telle anecdote.
Mais revenons à ce 8 juillet 1997. J'avais 20 ans et avec un groupe de camarades nous avons entrepris une randonnée sur deux jours aux gorges de la Carança.
L'itinéraire part du petit village de Thuès-Entre-Valls. Je me souviens précisément de l'état d'esprit dans lequel je me trouvais : c'était une période où je commençais à lâcher prise (tout cela est relatif bien sûr, je suis un faux calme qui commence à peine à vraiment lâcher prise, nous partons de loin !) et je me souviens que ce jour-là je me sentais en parfaite communion avec la nature qui m'émerveillait au fur et à mesure que nous avancions. Et puis il y a eu cet arbre juste en face de nous...
Quelque chose de magique s'en dégageait et aujourd'hui encore, alors que je rédige cet article, j'en ai encore la chair de poule rien que d'y penser ! Je ne saurais dire de quelle essence il s'agissait, mais son aspect noueux me fascinait car il semblait habité par des petits êtres féeriques. D'ailleurs, je n'ai pas hésité à exprimer à haute voix ce ressenti qui, à ma grande surprise, semblait partagé par d'autres.
Au fil des jours, des semaines et des mois, j'ai eu l'impression que les choses se sont mises en place pour que je creuse ce sujet : j'ai revisionné le film Legend de Ridley Scott, j'ai bien sûr fait d'autres balades dans des lieux qui m'ont tout aussi inspiré et puis il y a ma sœur qui me racontait qu'une copine de formation demandait toujours la permission aux fées avant d'entrer dans un bois. Je trouvais ça fascinant mais j'éprouvais un sentiment de culpabilité : que penseraient mes proches s'ils savaient que désormais je croyais aux fées, moi qui ai reçu une éducation catholique ?!
A cela une autre réflexion m'a traversé l'esprit : si des milliards de gens croient en une religion, qu'est-ce qui m'interdisait, moi, à croire aux elfes et aux lutins après tout ? C'est donc avec un peu d'hésitation que je me suis mis à approfondir le sujet en faisant, peu à peu, l'acquisition d'ouvrages tels que Les Fées de Brian Froud et Alan Lee ainsi que plusieurs livres d'Edouard Brasey. Arte m'a aussi donné un coup de main en consacrant, pendant la période de Noël de cette même année, toute une soirée thématique sur les fées... J'étais aux anges, ou plutôt aux fées !
Ironie du sort, c'est à cette même période que je suis tombé raide dingue de Björk, ignorant alors des Islandais affirment voir des "êtres invisibles" et, pour certains, communiquer avec eux.
18 ans après, malgré les épreuves que j'ai traversées, ma conviction sur l'existence sur les esprits de la nature est plus forte que jamais.
Un autre évènement m'a marqué, et je viens à l'instant de faire le lien avec la rencontre de cet arbre : il y a 10 ans je commençais la création de ma faunesse noire inspirée d'Ishanti, personnage de BD de Crisse.
Au mois d'avril 2010, je visitais le musée Rodin à Paris quand je suis tombé sur une sculpture intitulée Faunesse... Je ne vous cache pas ma stupeur en la découvrant : si la mienne est noire, celle réalisée par Rodin, ou un de ses apprentis, est blanche, mais outre le nom de faunesse elles ont pour point commun la même posture. Vous n'êtes pas obligés de me croire car je n'ai rien qui puisse prouver la véracité de ce que je vous raconte, mais je n'avais jamais vu cette œuvre avant ce jour-là.
Les plus cartésiens me traiteront d'illuminé, et j'assume totalement cette image, mais je ne peux m'empêcher de penser que dans une vie antérieure je devais travailler pour Auguste Rodin, me refusant toutefois la prétention de clamer être la réincarnation de l'artiste, plus par humilité que par fausse modestie.
La semaine dernière, je discutais avec une vendeuse d'une boutique de minéraux et de divers articles liés à l'ésotérisme (encore une fois, j'assume totalement l'idée de passer pour un farfelu, j'estime que le plus important est de rester fidèle à ses convictions !). Cette vendeuse habite le Vallespir, terre de mes ancêtres du côté maternel et qui ne manque pas de me ressourcer dès que je m'y rend. Alors qu'elle m'expliquait que cette partie des Pyrénées-Orientales est particulièrement fréquentée par les esprits de la nature, je n'ai pu résister à l'envie de lui raconter la rencontre avec l'arbre, ce à quoi elle m'a répondu qu'il était possible que ce soit le faune de cet arbre qui se soit manifesté...
Je ne cesser de penser que cette histoire de faunes devient de plus en plus intéressante et je ressens une irrésistible envie d'aller me promener très prochainement dans le Vallespir !
Mais revenons à ce 8 juillet 1997. J'avais 20 ans et avec un groupe de camarades nous avons entrepris une randonnée sur deux jours aux gorges de la Carança.
L'itinéraire part du petit village de Thuès-Entre-Valls. Je me souviens précisément de l'état d'esprit dans lequel je me trouvais : c'était une période où je commençais à lâcher prise (tout cela est relatif bien sûr, je suis un faux calme qui commence à peine à vraiment lâcher prise, nous partons de loin !) et je me souviens que ce jour-là je me sentais en parfaite communion avec la nature qui m'émerveillait au fur et à mesure que nous avancions. Et puis il y a eu cet arbre juste en face de nous...
Quelque chose de magique s'en dégageait et aujourd'hui encore, alors que je rédige cet article, j'en ai encore la chair de poule rien que d'y penser ! Je ne saurais dire de quelle essence il s'agissait, mais son aspect noueux me fascinait car il semblait habité par des petits êtres féeriques. D'ailleurs, je n'ai pas hésité à exprimer à haute voix ce ressenti qui, à ma grande surprise, semblait partagé par d'autres.
Au fil des jours, des semaines et des mois, j'ai eu l'impression que les choses se sont mises en place pour que je creuse ce sujet : j'ai revisionné le film Legend de Ridley Scott, j'ai bien sûr fait d'autres balades dans des lieux qui m'ont tout aussi inspiré et puis il y a ma sœur qui me racontait qu'une copine de formation demandait toujours la permission aux fées avant d'entrer dans un bois. Je trouvais ça fascinant mais j'éprouvais un sentiment de culpabilité : que penseraient mes proches s'ils savaient que désormais je croyais aux fées, moi qui ai reçu une éducation catholique ?!
A cela une autre réflexion m'a traversé l'esprit : si des milliards de gens croient en une religion, qu'est-ce qui m'interdisait, moi, à croire aux elfes et aux lutins après tout ? C'est donc avec un peu d'hésitation que je me suis mis à approfondir le sujet en faisant, peu à peu, l'acquisition d'ouvrages tels que Les Fées de Brian Froud et Alan Lee ainsi que plusieurs livres d'Edouard Brasey. Arte m'a aussi donné un coup de main en consacrant, pendant la période de Noël de cette même année, toute une soirée thématique sur les fées... J'étais aux anges, ou plutôt aux fées !
Ironie du sort, c'est à cette même période que je suis tombé raide dingue de Björk, ignorant alors des Islandais affirment voir des "êtres invisibles" et, pour certains, communiquer avec eux.
18 ans après, malgré les épreuves que j'ai traversées, ma conviction sur l'existence sur les esprits de la nature est plus forte que jamais.
Un autre évènement m'a marqué, et je viens à l'instant de faire le lien avec la rencontre de cet arbre : il y a 10 ans je commençais la création de ma faunesse noire inspirée d'Ishanti, personnage de BD de Crisse.
Au mois d'avril 2010, je visitais le musée Rodin à Paris quand je suis tombé sur une sculpture intitulée Faunesse... Je ne vous cache pas ma stupeur en la découvrant : si la mienne est noire, celle réalisée par Rodin, ou un de ses apprentis, est blanche, mais outre le nom de faunesse elles ont pour point commun la même posture. Vous n'êtes pas obligés de me croire car je n'ai rien qui puisse prouver la véracité de ce que je vous raconte, mais je n'avais jamais vu cette œuvre avant ce jour-là.
Les plus cartésiens me traiteront d'illuminé, et j'assume totalement cette image, mais je ne peux m'empêcher de penser que dans une vie antérieure je devais travailler pour Auguste Rodin, me refusant toutefois la prétention de clamer être la réincarnation de l'artiste, plus par humilité que par fausse modestie.
La semaine dernière, je discutais avec une vendeuse d'une boutique de minéraux et de divers articles liés à l'ésotérisme (encore une fois, j'assume totalement l'idée de passer pour un farfelu, j'estime que le plus important est de rester fidèle à ses convictions !). Cette vendeuse habite le Vallespir, terre de mes ancêtres du côté maternel et qui ne manque pas de me ressourcer dès que je m'y rend. Alors qu'elle m'expliquait que cette partie des Pyrénées-Orientales est particulièrement fréquentée par les esprits de la nature, je n'ai pu résister à l'envie de lui raconter la rencontre avec l'arbre, ce à quoi elle m'a répondu qu'il était possible que ce soit le faune de cet arbre qui se soit manifesté...
Je ne cesser de penser que cette histoire de faunes devient de plus en plus intéressante et je ressens une irrésistible envie d'aller me promener très prochainement dans le Vallespir !
dimanche 9 août 2015
Selon sa description, seuls les bois de Cernunnos (prononcez Kernunnos) font référence au cerf, alors peut-être que cette pièce n'est pas digne de porter ce nom. Néanmoins, quand je lis qu'il est le dieu de la virilité, des richesses, des régions boisées, des animaux, de la régénération de la vie et le gardien des portes de l'autre monde, j'avoue que c'est l'idée que je me faisais de cette créature.
mardi 20 mai 2014
Cernunnos ?
Pas tout à fait car Cernunnos est une divinité gauloise qui a le sommet du crâne comme un cerf.
Mais on s'y rapproche !
Mais on s'y rapproche !
Centaure cerf ? Cerfaure ?
Après cet épisode équestre, j'ai eu envie de revenir aux bêtes à cornes.
Nous savons tous ce qu'est un centaure. En revanche, j'ignore le nom des créatures à moitié cerf et à moitié homme ! Il y a bien sûr les satyres, mais ils se rapprochent davantage du bouc.
Me voici donc lancé, depuis cet hiver, dans la réalisation d'une nouvelle créature. Ça fait long, je vous l'accorde, mais à raison d'une séance hebdomadaire et vu le travail que demande cette pièce, j'ai peur malgré tout de ne pas arriver à la finir d'ici la fin juin !
En attendant, voici en photos les étapes...
Nous savons tous ce qu'est un centaure. En revanche, j'ignore le nom des créatures à moitié cerf et à moitié homme ! Il y a bien sûr les satyres, mais ils se rapprochent davantage du bouc.
Me voici donc lancé, depuis cet hiver, dans la réalisation d'une nouvelle créature. Ça fait long, je vous l'accorde, mais à raison d'une séance hebdomadaire et vu le travail que demande cette pièce, j'ai peur malgré tout de ne pas arriver à la finir d'ici la fin juin !
En attendant, voici en photos les étapes...
lundi 19 mai 2014
Sous l'océan...
Autre pièce, autre matière ! Car oui, qu'on se le dise, il y a plusieurs variantes d'argiles et, par conséquent, plusieurs variantes de gré.
Celui-ci m'a étonné par sa couleur terreuse avec du mica qui a totalement viré au rouge après cuisson.
mardi 5 novembre 2013
Des idées de génie pour faire front à l'hyperconsommation
Je comprends les gens qui détestent Noël, aujourd'hui on se sent obligé d'en faire des tonnes (comme pour la St Valentin d'ailleurs) alors qu'à l'inverse notre pouvoir d'achat diminue.
Loin de moi l'idée de vouloir faire pleurer dans les chaumières, mais j'ai grandi dans une famille aux revenus modestes
Pendant les vacances de Noël, je me souviens que lorsque je ne dessinais pas, j'aimais feuilleter les magasines de ma mère pour y trouver des idées de décorations à fabriquer soi-même. Aujourd'hui encore, dès que je vois une idée bricolage, je la mets de suite en pratique !
J'ai en horreur les pères Noël en plastique qui pendouillent aux fenêtres : je trouve ça moche, ça n'inspire aucune magie, c'est cher et on en voit partout
Je suis un inconditionnel des pots à yaourt en verre et autres pots à confiture, accessoirement parés de pampilles et dans lesquels vont jouer les flammes vacillantes d'une petite bougie (bon, quand la tramontane ne souffle pas, mais ça c'est un détail !).
Et quelle ne fut pas ma surprise, il y a quelques jours, lorsque j'ai découvert ce blog. L'idée est de collecter toutes les bonnes idées pour nous inviter créer notre propre décoration de Noël à l'aide d'objets de récupération.
lundi 21 octobre 2013
Rentrée artistique
Si je n'ai pas modelé durant l'été, de nouvelles idées ne se sont pas moins bousculées dans ma tête!
Mais c'est surtout une belle rencontre qui m'a insufflé ces nouvelles idées : Bernard Terreaux.
Ce monsieur d'une grande gentillesse m'a d'abord félicité sur mon travail avant de me parler de la cuisson en fosse, dite primitive.
Quelques dessins faits au fusain et à la sanguine tirés d'un livre m'ont alors inspiré cette tête de cheval. Histoire à suivre...
Mais c'est surtout une belle rencontre qui m'a insufflé ces nouvelles idées : Bernard Terreaux.
Ce monsieur d'une grande gentillesse m'a d'abord félicité sur mon travail avant de me parler de la cuisson en fosse, dite primitive.
Quelques dessins faits au fusain et à la sanguine tirés d'un livre m'ont alors inspiré cette tête de cheval. Histoire à suivre...
samedi 22 juin 2013
Prochaine étape...
... la cuisson après laquelle je pourrai continuer à lisser la peau avec du papier verre très fin sans risquer d'endommager la pièce.
Fignolage
Après avoir vidé la pièce, recollé la tête, il m'a fallu bien des heures pour m'attaquer aux détails.
J'ai aussi décidé de doter cet homme de la nature de belles cornes qui n'ont rien à envier aux faunes !
Au travail !
C'est ainsi qu'au mois de mars, après avoir fait développer les photos, je commençais mon "homme de la nature"...
Nature merveilleuse
![]() |
| Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Joseph_Noel_Paton_-_The_Reconciliation_of_Titania_and_Oberon.jpg |
C'est à la fois ce style Préraphaélite caractéristique de la période victorienne qui me séduit que cette façon d'exprimer le merveilleux dans la nature. J'ai donc décidé de modeler un homme dans son plus simple appareil en connexion avec la nature dans un style féérique qui m'est toujours aussi cher.
C'était il y a 3 ans que je faisais la connaissance d'un ancien danseur classique à qui j'ai demandé de me servir de modèle. Après une bonne heure à discuter de nos passions diverses et communes, il prenait la pose pendant que je le photographiais sous toutes les coutures.
mardi 21 mai 2013
Lard élitiste
Si d'habitude je ne suis pas très loquace pour laisser les images de mes sculptures parler d'elles-mêmes, aujourd'hui c'est un sentiment de colère qui me pousse à prendre la plume pour pousser un coup de gueule.
Ce week-end je me suis rendu à St Rémy de Provence, avec mon groupe de ballets catalans. Le défilé de tous les groupes participant au Félibrige étant annulé à cause de ce mauvais temps qui a décidé de ne pas nous quitter, nous en avons profité pour flâner dans les rues de cette charmante ville. Une occasion pour moi de découvrir des galeries d'art, notamment de l'artiste peintre Persini. J'ai aussitôt sorti mon petit carnet pour noter son nom.
Arrivé devant la Galerie Léonie (sauf erreur de ma part), j'ai jeté un petit coup d'oeil à l’intérieur mais c'est surtout ce qu’il y avait d'exposé dans la vitrine qui attirait mon regard. Apercevant une femme à l’intérieur, j'ai osé un « bonjour » sans réponse. Revenant sur les
petites pièces en argile émaillées au raku, je lisais la fiche sur l’artiste tout en sortant de nouveau mon petit carnet et mon stylo pour noter le nom quand la dame a brusquement retiré ladite fiche en me lançant un regard mauvais !
Je l'ai regardée, hébété, et elle de me dire « Pourquoi voulez-vous prendre le nom? Je suis déjà bien gentille de l'afficher (Pour sûr, votre bonté vous perdra…) alors que je ne suis pas obligée.
De toute façon elle n’a pas de site internet ! Si vous voulez acheter, c’est
au coup de cœur !
-Oui, je suis d’accord, mais les
150€ je ne les sors pas comme ça.
-Ah oui, je peux comprendre que pour
certains 150€ ça peut paraître cher…
-Ah non, ce n’est pas que c’est
cher, je travaille moi-même l’argile donc je
connais !
-Ah donc vous
connaissez...
-Ben oui, et si je note c’est juste
pour découvrir d’autres œuvres de l’artiste
-Mais moi je n’aime pas que les gens
notent les noms car ils vont acheter directement à l’artiste ! De toute façon tout ce qui est exposé elle ne l'ai fait que pour moi !" (waaaah t'as trop de la chance)
S'en est suivi d'autres phrases du même genre avant que je lui dise "OK c'est bon !" pour tourner les talons.
J'ai appris que mon beau-frère et ma belle-sœur ont vécu la même mésaventure à la Galerie des Antiques.
Donc, si j'ai bien compris, comme la clientèle de ces galeries est aisée, les hystériques vendeuses se permettent de remballer les roturiers qui osent poser leur regard sur leur vitrine. Je suis curieux de savoir ce qu'en pensent les artistes concernés, mais en tant qu'artiste autodidacte je suis choqué devant une telle condescendance auprès du public qui peut apprécier l'art quelque soit son pouvoir d'achat.
lundi 8 avril 2013
samedi 6 avril 2013
mercredi 24 octobre 2012
Inspiration...
![]() |
| Photo de Luc Viatour : http://www.flickr.com/photos/luc_viatour/6159288223/in/photostream/ |
Voici une image qui me revient avec toute la spiritualité qui va autour : le cerf qui m'a toujours inspiré force et dignité et qui, pour moi, est le symbole de la nature, si merveilleusement mis en scène par Hayao Miyazaki dans " Princesse Mononoké ".
Tel sera le sujet de ma prochaine pièce dans laquelle d'autres éléments que l'argile entreront en jeu...
jeudi 12 juillet 2012
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